Le rapport de Brodeck

Un soir. Quelque part près d’une frontière. Dans un village isolé. L’irréparable est commis. L’Etranger, l’Autre, l’Anderer est assassiné par les hommes du village. Brodeck arrive dans l’auberge juste après le meurtre. Il est chargé par les autres de raconter, d’écrire un rapport, de rendre compréhensible voire admissible cet acte collectif de barbarie.

« Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi je n’ai rien fait et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. »

C’est ainsi que débute le roman de Philippe Claudel Le Rapport de Brodeck, paru en 2007, récompensé la même année par le prix Goncourt des Lycéens.
Le Rapport de Brodeck, écrit à la manière d’un scénario de cinéma, nous plonge dans les zones obscures de l’âme humaine, dans les recoins qui abritent notre inhumanité.
Le Rapport de Brodeck est un roman universel, une parabole sur la culpabilité et la destruction de l’homme par l’homme.
Le Rapport de Brodeck interroge les mécanismes de peur et de déni de l’autre, de rejet de l’étranger que l’on finit par éliminer parce que cet Anderer (l’Autre) est le miroir qui nous renvoie l’image de ce qu’il y a de pire en nous.

Valérie Zipper signe la première adaptation pour la scène du roman de Claudel, avec une création prévue courant 2019.

Distribution :
Adaptation et mise en scène : Valérie Zipper
Jeu : Jean-Marc Bailleux, Steven Fafournoux, Mathieu Frey, Christophe Jaillet, Chloé Thorey, Hervé Peyrard
Création lumière : Gilles Faure
Création costumes : Anne Dumont
Scénographie : Aude Vanhoutte